C'est, accoudés à un chêne, que nous avons commencé les préliminaires. Puis, le grand show a continué sur un vieux tronc. Tellement vieux, qu'il a cédé sous nos ébats. Je crois que nous avons bien mis une heure à nous en remettre et à retrouver nos habits parsemés de-ci de-là.

Sur le chemin du retour, nous avons rencontré un couple de retraités qui nous ont demandé si la cueillette avait été bonne et si nous étions sûrs qu'il n'y avait pas de chasseurs dans les parages car ils avaient entendu un énorme bruit sourd... Comment leur dire que ce n'était autre que le vieil arbre qui avait cédé ? Je crois que c'est un des meilleurs souvenirs de nos ébats, peut-être parce que c'est là que nous avons conçu notre premier enfant !

 

Dans un téléphérique

Caroline, 33 ans, prof. des écoles à Nancy  
Nous étions, mon copain et moi, en vacances aux sports d’hiver, à Flaine. Ce jour-là, il neigeait à gros flocons, et nous avions décidé d’aller skier malgré tout, pensant qu’il y aurait moins de monde sur les pistes, à raison.  

Nous devions prendre un téléphérique pour rejoindre la station. Arrivés aux cabines, nous avons pu constater que, pour une fois, il n’y avait presque personne. Quel luxe de monter dans une cabine en amoureux ! Le trajet durait 10 bonnes minutes.  

Mon ami a commencé à m’embrasser et à me faire part de ses pensées coquines. Très amoureuse, je n’ai pas résisté à ses avances. Et nous nous sommes retrouvés à faire l’amour dans la cabine, appuyés contre la paroi, comme en apesanteur. Imaginez-nous engoncés dans nos combinaisons de ski ! Je dois avouer que ce n’était pas très pratique. Mieux valait oublier les préliminaires ! Sans compter qu’il a fallu faire vite, pour terminer notre affaire avant d’arriver ! 

Je ne sais pas si c’est l’altitude ou la beauté du paysage alentour, mais je garde de cet instant un merveilleux souvenir, malgré nos tenues anti glamour !

 

En voiture

Delphine, 38 ans, chef cuisinier à Cannes
C'était un retour de soirée bien arrosée. Je reconduisais un collègue de travail chez lui. Il faut dire qu'il m'avait fait du pied toute la soirée, donc j'aurais dû m'attendre à ce qui allait se passer.

Je me suis garée non loin de chez lui, dans la rue, et une fois que j'ai eu mis le frein à main, il s'est jeté sur moi. J'étais surprise mais très rapidement excitée, parce qu'il m'attirait beaucoup et aussi parce que que nous avions peur d'être vus (enfin surtout moi).

Cela restera sans doute le meilleur coup de ma vie, même si dans ma petite voiture, nous n'avions pas trop de place. J'ai cru que cela avait été très furtif mais j'ai réalisé par la suite que notre partie de jambes en l'air avait quand même duré 45 bonnes minutes ! Je n’ai donc aucun regret, si ce n'est ce bleu sur le genou que j'ai gardé plusieurs semaines. Saleté de frein à main !